Louis-Ernest Brisson

Ottawa et sa campagne


Louis-Ernest Brisson

Né le 24 mai 1915 à Casselman dans l’Est ontarien, du mariage de Thérèse Lalonde et de Maxime Brisson, il est l’ainé de douze enfants. En octobre 1936, il épouse Desneiges Burelle de St-Albert et ils auront onze enfants, soit quatre garçons et sept filles. Deux ans plus tard, sa vocation d’homme d’affaires commence à se manifester, car il achète la fromagerie de son père, qui décida d’aller vivre l’aventure de la colonisation du nord de l’Ontario pour obtenir des terres pour ses autres enfants. Ce faisant, Louis-Ernest devient la troisième génération de Brissons à exploiter cette petite ferme jumelée à une fromagerie et à un magasin général. Puis, au début des années ’50, il obtient une franchise pour vendre des tracteurs Case et s’ajoute au fil des ans la vente d’outils divers ainsi que de motoneiges.

En 1970, un incendie vient tout ravager le commerce, le magasin général ainsi que la demeure familiale qui y est rattachée. L’année suivante, le nouveau garage est reconstruit sur le même site. Après la fermeture de sa propre fromagerie, il opère une entreprise de transport de lait. Il est alors un employeur important dans la communauté.

Cependant, l’homme d’affaires avait aussi l’agriculture dans le sang. En 1959, il achète une plus grande parcelle de terre près de sa terre paternelle et par la suite devin propriétaire de plus de 500 acres et d’un troupeau d’au-delà de 200 bêtes.

Mais tous les gens qui connaissent bien Louis-Ernest Brisson vous diront que ses succès en affaire et en agriculture n’ont d’égal que sa passion pour la politique. À cet égard, sa motivation était d’être au service d’autrui. Selon des témoignages, il était heureux près des gens et il aimait les écouter pour mieux les servir. Sa carrière politique fut exceptionnellement remarquable! Il exerça plusieurs fonctions clés qui contribuèrent profondément au bien-être de la société rurale de son temps et qui ont encore des échos aujourd’hui.

En voici quelques lignes :

  • Commissaire d’école et l’un des responsables de la construction de l’école de concession no. 20 du Canton de Cambridge.
  • Impliqué dans le projet de création d’une école secondaire à Casselman.
  • Élu maire du Canton de Cambridge en 1954, poste qu’il occupera pendant 28 ans.
  • Nommé à deux reprises au poste de préfet des Comtés-Unis de Prescott-Russell.
  • Délégué à la convention conservatrice de l’Ontario en 1967.
  • A servis pendant 25 ans à la Société de conservation de la Nation-Sud, dont 10 ans sur le comité exécutif et quatre années à la présidence.
  • Président du comité de l’Unité sanitaire de l’est de l’Ontario en 1978.
  • Œuvré à la construction du foyer des Comtés-Unis de Prescott-Russell et on lui attribua l’obtention de fonds de plus d’un demi-million de dollars.
  • A fait partie du comité exécutif de l’aide à l’enfance de Prescott-Russell.
  • Œuvré pour le développement de l’autoroute 417 qui, on le sait, est toujours une grande source de retombées économiques pour la région.

L’objectif principal de toutes ses implications politiques et communautaires a toujours été d’améliorer la qualité de vie de ses concitoyens. À sa famille, il parlait souvent de l’importance « d’aide son monde » et il rappelait souvent à ses concitoyens l’importance d’en donner aux autres quand on a la chance de manger trois fois par jour. Son altruisme était alimenté par une profonde foi chrétienne. C’était un homme pieux pour qui l’observance des pratiques religieuses quotidiennes était essentielle et inspiratrice. C’était un homme de principes, mais qui comprenait l’importance de l’écoute d’autrui. Les témoignages à son sujet font état d’une personne amicale avec qui on aimait travailler, qui recherchait le consensus autour de lui, mais qui néanmoins était capable, à l’occasion, de prendre des décisions difficiles.

Aujourd’hui, il est pour nous tous un modèle d’homme d’affaires accompli, mais qui a su conserver par-dessus tout un sens profond des responsabilités sociales. Son héritage se concrétise toujours fortement aujourd’hui par le biais des membres de sa famille qui oeuvrent aujourd’hui au sein de 35 entreprises régionales en respectant les valeurs qu’il leur a inculquées.

À son décès, soit le 26 décembre 1983, le premier ministre de l’Ontario de l’époque, monsieur William Davis, a dit : « La région de l’est de l’Ontario a perdu un de ses citoyens les plus précieux. »

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