Philippe Chauvin

Sud-Ouest de l'Ontario


Philippe Chauvin

Natif de Pointe-aux-Roches, il est le descendant de l’une des plus vieilles familles d’agriculteurs canadiens-français de la région de Kent et Essex sur les rives du lac Saint-Claire. En 1943, il se rend dans la capitale fédérale pour assister au congrès de l’Association canadienne-française d’éducation de l’Ontario, aujourd’hui l’ACFO, il était alors commissaire d’école. À ce congrès, il fait la rencontre du père Gustave Sauvé, un ardent coopérateur qui enseigne les Sciences sociales à l’Université d’Ottawa. Il s’inscrit à un cours par correspondance donné par l’Université sur l’étude du mouvement coopératif. Il se met à l’œuvre pour faire naître le mouvement coopératif au sein des quelques villages francophones du Sud-Ouest. Sa première étape consiste à instruire les cultivateurs et il réunit des petits groupes autour des tables de cuisine, chez l’un et chez l’autre, d’un rang à l’autre, pour approfondir les principes coopératifs. Le mouvement répond parfaitement aux besoins des francophones très minoritaires de cette région en leur permettant de se regrouper, de s’instruire et de parler affaires en français. En 1944, les coopérateurs passent à l’action et fondent la Caisse populaire de Pointe-aux-Roches et Paul Chauvin devient le président de la première institution financière dans le Sud-Ouest de la province. Soucieux de la communauté agricole, il est membre fondateur de la Coopérative de Pointe-aux-Roches, en 1948, avec l’aide d’une poignée de cultivateurs qui y investissent à même leurs fonds personnels. Aujourd’hui, cette coopérative est toujours vivante et l’une des plus prospères en Ontario français. Il est aussi membre fondateur de l’union des cultivateurs de Kent et Essex et son deuxième président. Homme engagé et ardent Canadien français, il travaille d’arrache-pied pour lutter contre l’assimilation dans une région où une petite minorité lutte constamment pour sa survie. Il participe à la création d’institutions qui vont favoriser l’épanouissement de la communauté francophone. Conseiller scolaire pendant 26 ans, il réussit à convaincre les autorités d’embaucher des enseignants francophones, une première dans la région. Il est président-fondateur du Club de l’Âge d’or de Pointes-aux-Roches, membre du Centre culturel Saint-Cyr qui anime la vie française de toute cette région, président honoraire de la Société franco-ontarienne d’histoire et de généalogie de Windsor-Essex et membre fondateur du Club Richelieu « Les Campagnards ». Tout au long de sa vie active, Philippe Chauvin a défendu les intérêts des agriculteurs franco-ontariens et les droits des francophones de Kent et d’Essex.

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